Jordanie... Holy Land!

Petit journal de bord, mais aussi: l'expatriation au quotidien, les rencontres, , la culture, les anecdotes... Tout sur tout!

26 mars 2007

Petite Collection de Mosquées

Collection de Mosquées d'Amman

- 4e cercle / Mosquée Bleue / Abdoun/Webdeh -

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25 février 2007

Des sites incontournables

... Sur ce site

http://www.visitjordan.com

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02 décembre 2006

Les images de la - jeune - Jordanie

Sont-ils Américains ou Arabes? On se le demande souvent! Leur accent est celui des séries télévisées. Ils mangent chez McDo. Ils ont fait leur études dans des établissement anglophones, portent des Gucci sur le bout de leur nez, passent leurs été à Washington D.C., où travaille leur grand frère, un analyste financier dans une grande banque.

La jeunesse dorée de Jordanie a les yeux rivés sur l'autre côté de la terre, rêvent de Shakira et d'Amérique-attitudes. Mais en même temps, elle conserve - parfois - un regard curieux sur son univers quotidien, avec ses traditions, ses minarets et son âme bédouine.

Hiba_1Hiba Judeh à l'accent texan, des jupes de gîtane et des yeux cernés de khôl. Elle a suivi des études de graphisme et rêve maintenant d'être une photographe à part entière, à temps plein, d'en vivre et d'être en vue grâce à ses clichés. Ce n'est pas encore abouti, mais laissons lui le temps. Ce n'est pas suffisamment audacieux, mais on y gagne en sincérité. C'est simple et sans prétention. Cela fait du bien, dans un monde artistique où il faut prendre des photos de sexes en gros plan, exhiber des animaux empaillés et bandagés, ou encore s'ouvrir les veines devant un public effrayé pour être vu, vendre et avoir les faveurs des galeries et musées...

Certes, les visions de fleurs plutôt communes relèvent de l'exercice de style et ses photos "conceptuelles" sont éculées. Mais ce n'est pas le violon d'Ingres d'Hiba. Elle aime les gueules cassées, soufretteuses et seules, des vieux et des vieilles de la basse ville, elle vibre devant les faces d'enfants sales reclus dans des quartiers de réfugiés. La valeur esthétique et documentaire s'entremêlent dans ces photos tantôt en couleur, tantôt en noir et blanc.

C'est là le chemin à suivre... La simplicité de l'observation, l'oeil qui n'analyse pas, ne juge pas, ne déforme pas. Le numérique non "traffiqué". Qu'Hiba reste loin de la mise en scène millimétrée et de la lumière fausse du studio.

La jeune fille tire aussi le portrait aux pierres de la ville, pas toujours anciennes, pas toujours belles, des morceaux d'Amman, sans surprises mais brutes et donc, vrais. Affaire à suivre... Et à encourager, juste pour le pari que les fruits seront bons bientôt.

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Chez Hiba, c'est ici: http://hibajudeh.blogspot.com/

Autoportraits...

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09 juin 2006

Du hashish au souk

Le terme "assassin" provient, le saviez-vous, d'une secte islamique dont les membres s'appellaient les Hashashins. En plus d'être des guerriers n'ayant pas froid aux yeux, ils étaient consommateurs assidus de hashish. D'ailleurs, c'est bien parce qu'ils mangeaient et fumaient le hashish qu'ils étaient aussi preux, anésthésiés par la plante, inconscients du danger. En Jordanie, "hashish" continue de définir l'herbe traditionnelle, verte, qu'on tond avec une tondeuse (bien qu'il y en ai peu ici) et qu'on ne fume donc pas.

Dans un autre style, le mot "souk" trouve son origine dans le mot "samake" (poisson). Car au départ, le marché était dévoué essentiellement à la vente des produits de la pêche.

Au marché artisanal du vendredi (Jebel Amman), on trouve...

Un vendeur de fèves et haricots

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Un vendeur de miel et ses abeilles

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Un artisan orfèvre, qui fascine les enfants, bien plus que la barbe-à-papa...

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03 juin 2006

Palace Palace

Amman, ville-champignon qui pourrait se voir flanquée des dictons suivants, totalement inventés par l'auteur (moi): "Terrain vague en mai, building en juillet", "Maison abandonnée, spéculateur aux aguets".

Cela donne des immeubles à appartements et de temps à autre, ça donne ceci:

Du gigantesque...

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Du marocain démesuré...

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29 mai 2006

Broderie à la Palestinienne

Jusqu’à très récemment, la broderie traditionnelle était pratiquée par toutes les femmes d'origine palestinienne, spécialement dans les campagnes. Elles se réunissent, parlent de leur quotidient tout en s’affairant à leur ouvrage. La broderie palestinienne appelée al tatreez ne compte qu'un seul point.

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Le tissu est souvent noir, assez synthétique et chaud. Par-dessus sont brodés des motifs abstraits, fréquemment de ton rouge, mais il en existe aussi des verts, bruns ou jaunes. Parfois, diverses couleurs sont associées. Ces dessins n’ont aucune signification religieuse ou politique. Ils sont purement décoratifs, s’appellent œil de serpent ou de vache, rose, pommier ou choux-fleurs. Les mamans font des costumes pour leur fille, les filles des petites pièces pour la maison. A l’occasion d’un mariage ou d’une naissance, une nouvelles robe est fabriquée par les aînées. Les jeunes filles actuelles ne portent plus vraiment ces tenues réservées aux jours de fêtes ou aux vieilles dames. Dans les régions plus campagnardes, il n’est toutefois pas rare de croiser une demoiselle vêtue de cette longue robe ornée de petites croix.

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dscn0614Après l’exode de 1948 et celui de 1967, la broderie est devenue un art luxueux, relancé récemment par des associations d’aide aux femmes arabes. On trouve désormais des sacs, des écharpes, de petits porte-monnaie ou des coussins. La qualité du travail dépend énormément du savoir-faire de la brodeuse. Il tend hélas à se perdre, car, c’est bien connu, « la broderie, c’est has been »! Avant la vague sioniste, il était courant, paraît-il, de constater que cet art était pratiqué par les Chrétiens d’Orient, les musulmans et les Juifs et que les réunions de femmes se faisaient parfois sans distinction de race ou de religion…

Comme le foot, la broderie réunissait les peuples !

Pour les mordu(e)s : http://palestinianembroider.tripod.com/

Par ce poste, je rends aussi hommage à toutes les brodeuses aux doigts agiles et à la patience illimitée!

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16 mai 2006

Narguilé, saveur d'Orient

Le soir venu, dans les restos d'Amman, l'odeur qui s'échappe des groupes de fumeurs de narguilés vaut cent fois celle du tabac classique. Et si le Jordanien a perdu beaucoup des traditions ancestrales de l'Orient, il n'a en tout cas pas oublié comment préparer sa pipe!

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La saveur des tabacs - pommes, cerises, fruits des bois - me fait regretter de ne pas fumer.Mais je me console, sachant que l'effet produit sur les poumons est égale à celui de 80 cigarettes! Et cela, même si il est vrai que le tabac d'une pipe contient moins de produits dérivés, qui de surcroît sont retenus dans l'eau.

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Toutefois, mon sens du devoir et mon combat écolo anti-tabagisme m'encourage à vous avertir que ...

  • Plus de 59% de la population jordanienne est fumeuse, avec 28% de femmes.
  • 25% des 13-15 ans fument déjà régulièrement... C'est terrible...
  • Le cancer des poumons est une des principales causes de décès en Jordanie. Certainement après les accidents de la route...
  • Fumer dans les lieux publics, au volant, dans les salles d'attente, à la banque, à l'hôpital (surtout dans les hôpitaux publics) n'est pas interdit. Enfin, si, mais on a souvent pris soin de démonter les détecteurs de fumer, afin de ne pas empêcher les employés de travailler.
  • Les restaurants, cafés et bars ne possèdent qu'un seul espace: fumeur, évidemment !
  • Fumer pendant une réunion est accepté (... suffit d'avoir un Européen dans la salle pour que ce soit refusé. Nous sommes des empêcheurs de tourner en rond).
  • Le taximan, en général, est fumeur. Si cela vous incommode, ouvrez la fenêtre!
  • Des lois anti-tabac existent, avec des amandes allant de 13 à 40 Euros (des sommes énormes en regard de la moyenne des salaires), mais elles ne sont jamais appliquées; faut pas rêver.
  • Ne demandez pas à quelqu'un d'arrêter de fumer en votre présence... Vous vous ferez un ennemi pour la vie.

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"Le patron ne fait pas Ramadan aujourd'hui. Donc vous pouvez venir travailler dans les bureaux".

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14 mai 2006

Um el Kundum : une maison de campagne

Amman n'est pas loin, à peine 20 kilomètres, mais on entend pas le bruit des voitures. L'air est plus pur qu'à la ville, le ciel plus bleu. Au loin, les habitations cubiques de la capitale s'égrainent, surplombant la dernière verdure de l'année, avant de plus fortes chaleurs.

On est à Um el Kundum, demeure du début du XIXe siècle. La propriété, appartenant à la famille Bisharat depuis toujours, est adossée sur une colline, au milieu de 1200 hectares de terres. Jadis, elles ont été réparties entre six frères, puis entre seize cousins. Certains ont vendu: les patûrages et oliviers ont laissé place à une pompe à essence, un club sportif ou une école. On a jusqu'à présent éviter les spéculateurs et constructeurs de grands complexes... Mais la ville gagne du terrain. Qui, après Mamdouh, aimera plus la verdure est les vieux cailloux que l'argent qu'on peut tirer de tout cela ?

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En vérité, on devrait parler de la demie ferme. Suite aux héritages successifs, la demeure a été tranchée, tel le noeud gordien. L'autre partie, devant les élans modernisateurs d'un cousin, a été transformée en un espace fonctionnel dénué d'intérêt. L'excentrique de la famille, l'amateur de vieilleries, Mamdouh Bisharat, dit le Duc, apprécie sa part du gâteau tel qu'il l'a reçue. C'est qu'il aime le patrimoine et les artistes! Il aime aussi s'entourer d'un public chaleureux et admiratif, apte à refaire le monde ou tout du moins, à le défaire. Mamdouh est un peu mécène, parfois mégalo, souvent généreux, de temps en temps égocentrique. Tout et son contraire.

Il a sauvé des croix de Madaba, des sculptures de Jerash, des porches d'on ne sait où. Peu importe. Il y a prescription. Les choses sont maintenant ici à leur place, dans un doux chaos fait de rien, d'objets non assortis, sans valeur marchande, en bronze, à mettre dans un musée. C'est Um el Kundum...

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Avant de regagner la ville, petit lunch improvisé, avec les produits de la terre: tomates, concombres, labneh (fromage blanc), feuilles de vigne farcies au riz.

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26 avril 2006

Un Amour Royal

Le Roi Hussein, surnommé affectueusement « le petit roi » (mais il était quand même petit en vrai), avait un faible pour les jolies femmes. On raconte qu’il sillonnait les rues d’Amman sur sa moto et qu’il était très proche du peuple. Mais il ne faisait pas que se promener. Il était aussi un grand médiateur politique, en dépit des situations complètement abominables dans lesquelles ce pays s’est souvent retrouvé, pris entre le marteau américain et l’enclume israélienne, sans compter les voisins irakiens, égyptiens et saoudiens, pas toujours paisibles. Présent pendant plus de quatre décennies, il a été projeté sur le trône à 17 ans, alors qu’il finissait paisiblement sa scolarité en Suisse. Il dit un jour « Régner en Orient n’est pas de tout repos ». On s’en doute. Moi aussi, à sa place, j’aurais préféré continuer à manger des chocolats Milka dans les Edelweiss ou diriger le Lichtenstein.

Le roi et les quatre dames

queen_20dinaHussein aura quatre épouses successivement, bien que la polygamie soit autorisée en Jordanie. La première élue s’appelle Dina. Elle est d’une beauté fascinante, envoûte le roi, la cour et les Jordaniens. Elle est plus âgée que lui, mais peu importe, l'amour triomphera, dit-on. Mais le look, ce n’est pas tout et l’affaire tourne court : un an après leur mariage, les tourtereaux se séparent.

En 1961, Hussein tombe éperdument amoureux de la fille d’un officier britannique. La petite Antoinette Gardiner devient la Reine Muna. Elle n'est pas laide non plus, l'amour est au rendez-vous. Dix ans de vie commune et quatre enfants plus tard, le roi et la dame divorcent pourtant.

Arrivent alors Alia Toukan (la famille Toukan est très respectable) qu’il épouse en 1972. Mais la jeune reine meurt tragiquement dans un accident d’avion cinq ans plus tard.

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C’est ainsi que, de façon un peu morbide, l’aéroport d’Amman s’appelle Queen Alia Airport. Le roi va-t-il rester inconsolable ? Il découvre assez vite sa nouvelle reine : Nour. En fait, elle ne s’appelle pas Nour, mais Lisa et est Américaine – pour compliquer l’histoire - en dépit d’un lointain ancêtre syrien.

La jeune Lisa Halaby (oui, ça sonne un peu arabe quand même) voit une brillante carrière se profiler : après Princeton, elle travaille en Australie, puis en Iran, sous le Shah, loin des hijabs et autres tchadors, où elle collabore à des projets architecturaux. Elle est moderne, émancipée et autonome. Un sacré caractère sans nulle doute.

Puis, elle vient s’établir en Jordanie, toujours en qualité d’architecte. De fil en aiguille, elle rencontre le roi, est très impressionnée et repart à ses plans. Le roi, de son côté, a complètement flashé pour elle. Il la rappelle et l’invite à Aqaba, dans sa petite maison de vacances. Mais on ne la fait pas à Lisa, qui rentre paisiblement fignoler ses projets à Amman. D’ailleurs, il y avait ce week-end là, une jeune photographe qui semblait un peu jalouse de voir son grand petit roi regarder ailleurs…

Une Américaine à la Cour

Mais un jour, Hussein rend l’affaire sérieuse et lui demande sa main. Comme c’est tout de même un métier un peu spécial d’être reine, elle réfléchit à la question, puis finit par accepter. Elle se convertit à l’Islam, se cherche un prénom de reine quant un matin, au réveil, le roi la regarde et s’écrie « Lumière ! Tu seras la Lumière de Hussein ». C’est pas beau ça ? Ô comme c'est romantique...

C’est en 1978 que l’union est célébrée. Le couple a ensuite quelques tuiles à affronter : des révoltes palestiniennes, les trahisons des voisins, les retournements de veste d’autres voisins, les volte-face américaines, le regard méprisant des Occidentaux, et j’en passe et des meilleurs. La pauvre Nour est en plus critiquée dans son pays natal, mais aussi un peu par les Arabes. Elle met pourtant tout en oeuvre pour apaiser les tensions dans la région. A l'heure où le Palestinien est considéré comme un simple terroriste qui détourne les avions, elle fait des tournées de "propagande" aux Etats-Unis, contacte les studios hollywoodiens pour les prier de ne pas galvauder l'image arabe au cinéma. C'est très mal vu.

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Puis, les soucis domestiques emboîtent le pas aux soucis politiques : le roi est dit-on « coureur de jupons » et on lui prête quelques aventures, mais Nour n’écoute pas les commérages et décide de garder le cap. Le temps lui donne raison. Mais en parlant de temps, ils n'ont franchement pas eu l'occasion de se faire des vacances au club med’, même s'ils sont sapés avec de belles tenues, ont rencontré un tas de gens fort puissants, riches et/ou malins, intelligents et interessants. A partir de 1992, le Roi est atteint du cancer. Il en meurt en 1998.

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La Reine Nour menait quelques très beaux projets visant à émanciper la femme et les paysans face au monde moderne, notamment dans un petit village nommé Irak Al Amir, pas très loin d’Amman. Elle continue à soutenir la position des femmes dans le monde contemporain, fait des conférence, soutient des actions de développement.

Mais tout ceci est une autre histoire.

NB: ces informations sont extraites des sites officiels de la Cour, notamment http://www.noor.gov.jo/index.htm, et du livre écrit par la Reine elle-même et intitulé "Nour".

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18 avril 2006

Le Peintre des Femmes au long cou

La vie culturelle en Jordanie n'a rien de comparable à celle de Paris, de New-York, de Barcelone ou de Moscou.   Les artistes ont perdu les traditions ancestrales de l'art oriental. L'art? On se contente de peu, on s'y intérêsse peu, on en parle à peine. Mais parfois...

Naser Abdel Aziz a peu voyagé (quelques mois à Londre), connaît mal les maîtres européens. Ses toiles pourraient avoir cent ans, avec leurs atmosphères symbolistes, mais Naser Abdel Aziz n'en sait rien: il ne connaît pas les Symbolistes.

Tout jeune enfant, il est venu grossir avec sa famille les rangs des réfugiés palestiniens, arrivés par vague à partir de 1948, suite à l'installation massive des Juifs/Israéliens en Terre Sainte et à la guerre qui en découla. Après une carrière dans les coulisses de la télé jordanienne, il enseigne aujourd'hui la peinture à de jeunes étudiants, mais cherche encore le client potentiel... Car le public local sensible à l'art se compte sur les doigts d'une main.

Minutieux, une toile lui prend plusieurs mois. "J'aime réfléchir avant de peindre" confesse-t-il, dans sa barbe timide. Sa femme et sa fille sont ses modèles, mais parfois, l'artiste nous dit que "les dames sont juste dans sa tête et qu'il les voient comme cela: avec de longs cous". Il n'a jamais trouvé aucun écho en Occident: trop classique? Trop Arabe? A-t-il seulement essayé? Les étrangers dénigrent ce  "peintre jordanien de la vieille génération", mais il n'a pourtant rien à envier aux jeunes acteurs de la scène artistique à Amman.

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Posté par marjorie_camus à 18:39 - De l'art et de la culture - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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